vendredi 31 août 2007

Henri Ratsimbazafy : danse de l'exhumation

Entendez-vous ces chanteurs
qui chantent avec chaleur
en cadence
cette danse
de l'exhumation ?

Dans le village en fête,
tout le monde s'apprête.
Les femmes sont coquettes
et les hommes les guettent.
Les filles se déhanchent
gracieusement

et leurs robes blanches
flottent dans le vent.
Ils chantent tous en chœur
et rythment avec ardeur
la cadence
de la danse
de l'exhumation.

C'est un spectacle étrange
où les pleurs se mélangent
avec la joie...
Les vieux pleurent l'ancêtre
qu'ils ont pu connaître
tout autrefois.
Les jeunes sourient,
chantent, dansent, et crient,
faut bien qu'ils profitent,
la vie passe vite...

Henri Ratsimbazafy : dans ma case en falala

Je n'ai pas de château,
je n'ai pas de richesse,
mais j'ai beaucoup plus beau,
je t'offre ma tendresse.

Je n'ai pas de manteau.
je n'ai que mon ivresse
mes bras et mon cœur chaud
attendent tes caresses.

Je n'ai pas de château,
je n'ai pas de richesse,
je t'offre pour cadeau
un collier de caresse.

A défaut de radio,
les chansons les plus sûres
sont ce que chantent en duo
nos bouches qui murmurent

Dans ma case en falafa
o ! viens viens mon amie
nous attendrons la nuit
une natte pour un lit
nous serons au Paradis

Henri Ratsimbazafy : j'aime les filles

Tiana, elle a les cheveux longs,
Nivo a les cheveux crépus,
Mais chacune elles ont des dons
Que j'en suis éperdu

Refrain :
J'aime, j'aime les filles
J'aime les filles de mon pays
Elles sont douces, elles sont gentilles
aussi gentilles que jolies.

Lolona, elle a la peau trop blanche
Lala a le teint café au lait
et la rondeur de leur hanche
quelle merveille ! ça me plaît.

Refrain

Bodo est née à Tamatave,
Lila nous vient de Majunga,
Beby, elle est de Morondava
Fanjasoa, de Tana.

Refrain

Noro, elle a la taille fine,
Koly, elle est plutôt dodue
Mais elles ont une poitrine
qui ne m'a pas déçu

Refrain

Vola, elle est plutôt petite,
Vony, elle est plus élancée,
Et quand leurs beaux yeux m'invitent
Je ne peux ne pas danser.

Refrain

Elles ont toutes un je n'sais quoi,
des défauts, des qualités
auxquels je ne sais pourquoi
je ne peux pas résister

Refrain

mercredi 29 août 2007

18 Ethnies Malgaches

Madagascar compte 18 ethnies déterminées par la situation géographique, l'histoire et les caractères physiques et culturels des populations.

1- les Antaifasy: "ceux qui vivent dans les sables". C'est une tribu de la côte Sud Est, dans la région de Farafangana.

2- les Antaimoro: "ceux du littoral". Principalement d'origine Arabe, les Antaimoro vivent dans la région de Manakara (dans le Sud-Est). Ce sont en grande partie des cultivateurs.

3- les Antaisaka: viennent de VANGAINDRANO, zanak'i Menagnara( nom du fleuve) et se trouve au SUD EST de Madagascar.
On dirait aussi "ceux qui viennent des Sakalava". Petite tribu de la région de Mananara (au Nord-Est). Ils furent autrefois de grands guerriers.

4- les Antakarana: "ceux de l'Ankara" ou "Ceux qui peuplent la montagne rocheuse", en référence au massif de l'Ankarana. Les Antakarana forment une petite tribu et ont eu des influences islamiques. Ce sont principalement des pécheurs et des éleveurs.

5- les Antambohoatra: "ceux du peuple".Vivant près de Mananjary (sur la côte est). C'est un peuple qui a reçu des influences de culture arabe.

6- les Antodroy: " ceux des épines"Ils vivent dans le Sud.

Wikipédia : Peuple de pasteurs itinérants et austères, du sud de Madagascar, implanté dans la région la plus aride de l’île. Ils sont réputés pour leur maîtrise de la divination et des sortilèges, et réalisent de beaux bijoux en argent et des tatouages.

7- les Antanosy: "ceux de l'île" Ils vivent dans la région de Fort Dauphin. Fuyant la domination des Merina, ils durent migrer vers l'ouest où ils eurent aussi à se méfier des colons.

Wikipédia : Peuple de marins et de pêcheurs de la région de Fort-Dauphin. Ils sont aussi connus pour être des riziculteurs, des éleveurs, des forgerons et d’habiles charpentiers. Depuis le milieu du XIXe siècle, ils ont colonisé les terres jusqu’au fleuve Onilahy, au dépend des Bara et des Mahafaly, grâce à leur supériorité technique. En mémoire de leurs défunts, ils élèvent des pierres levées dont certaines font 6 mètres.

8- les Bara: Avec un nom d'origine bantoue, les Bara ont le type africain le plus marqué et vivent dans le Sud, au niveau du Massif de l'Isalo et de L'Horombe. Ce sont des gardiens de zébus.

Wikipédia : Peuple de pasteurs semi-nomades des plateaux du sud de Madagascar. Ils seraient d’origine Bantoue, venus d’Afrique et apparentés aux Mbara de la région de Nyassa. Ils vouent un véritable culte à leur cheptel de zébus et aux armes, qui leur ont toujours assuré subsistance et protection. Leur culture est marquée par une forme de tauromachie, le vol des zébus, la danse et la musique.

9- les Betsileo: "les nombreux invincibles"C'est une tribu de la région de Fianarantsoa, principalement des riziculteurs et artisans du bois.

10- les Betsimisaraka: "ceux qui sont solidaires" ou "Les nombreux inséparables" C'est la tribu la plus importante de la côte Est. Cultivateurs de girofle, de café et de canne à sucre, les Betsimisaraka sont les spécialistes de la "Betsa-Betsa", jus de canne fermenté.

11- les Bezanozano: "ceux aux nombreuses petites tresses"Ce sont les forestiers de la côte Est.

12- les Mahafaly: "Qui rend tabou" ou "Qui rend heureux" Vivant dans le Sud comme les Antodroy, ce sont de grands sculpteurs, spécialistes des "Alo-Alo", bois sculpté qui ornent les tombeaux.

13- les Merina: "ceux des hautes terres " Les Mérina habitent les hautes terres et ont le type asiatique le plus marqué. Principalement des riziculteurs, ils ont fondé le Royaume de l’Imerina.

14- les Sakalava: "ceux des longues vallées" Ils occupent toute la côte Ouest, d'Antsiranana (Diego-Suarez) à Toliara (Tuléar), et furent autrefois les grands adversaires des Merina.

15- les Sihanaka: "ceux qui errent dans les marrais" Agriculteurs, les Sihanaka vivent dans la région du lac Alaotra c'est à dire à quelques kilomètres au Nord d'Antananarivo.

16- les Tanala (ou Antanala): "ceux qui vivent dans la forêt" Ils vivent sur les falaises de la côte Est, dans la forêt. Ce sont de grands connaisseurs des plantes médicinales.

17- les Tsimihety: "ceux qui ne se coupent pas les cheveux" Leur nom vient du fait qu'à la mort d'un roi Sakalava ou d’un roi Merina, en signe d'indépendance, ils refusèrent de se couper les cheveux comme le voulait la tradition. Grands éleveurs et riziculteurs, ils vivent dans le Nord-Ouest.

18- les Zafisoro: Rivaux des Antaifasy, ils vivent tout comme eux dans la région de Farafangana.


Henri Ratsimbazafy : au zoma

Je ne suis pas un richissime
et il me faut des distractions
où je ne paie pas un centime
tout en ayant satisfaction.
Pas de bagnole pour me payer une balade,
Pas de sous pour aller au cinéma
Je lèche les vitrines des arcades
et m'en vais directement au Zoma.
Au Zoma
Il y a

Refrain
Il y a tant de fleurs jolies
qu'on y passerait sa vie.
On y voit des vrais parterres
faits de fleurs de toute la terre
Héliotropes, marguerites et bégonias,
gueules de loups, arômes lys et mimosas,
violettes, myosotis et dahlias,
roses, œillets, glaïeuls, etc.

Izaho tsy mba mpanan-karena
fa mpiasa madinika izao,
tsy mba manana ilavoamena
ho laniana amin'izay kilalao
Raha mba te-hampifafifaly tena
tsy mba afa-mijery sinema,
hany hery, lasa aho mankeny an-tsena
mikarenjy afovoan'Anjoma.
Au Zoma
Il y a

Il y a un tas de monde,têtes brunes. têtes blondes,
On y voit toutes les races car chacun y a sa place.
Des créoles, Comoriens et puis Vazaha,
à coté des Ramatoa et des Rangahy,
des Karana, Africains et puis Chinois,
y 'a que les Peaux Rouges qu'on ne voit pas là.

Je n'ai pas une belle demeure
et il m'arrive bien souvent
de rêver d'une case meilleure
avec un jardin florissant.
Mais à cela je ne peux rien y faire,
car de jardin, chez moi 'y en a pas.
Voilà pourquoi je vous dis je préfère
M'en aller en plein milieu du Zoma
Au Zoma
il y a:

Refrain

mardi 28 août 2007

Henri Ratsimbazafy : je me souviens

Il pleuvait ce jour-là plus fort que d'habitude
et il faisait si froid tant l'hiver était rude.
Tout ému par mon sort,
sur mes épaules nues,
tu avais alors
un lamba en toile écrue.

Ce n'était qu'un lamba, un lamba sans valeur,
mais il m'a procuré beaucoup plus de chaleur
et encore plus de joie
qu'un beau tissu de soie.

Je me souviens amie, quand épuisé et las,
je trainais dans les rues sans prendre aucun repas
tu m'as ouvert ta case
et puis tu m'as souri,
et sans la moindre phrase
tu m'as servi du riz.

Ce n'était que du riz et du riz cuit à l'eau
mais il était si bon, il m'a donné si chaud
le meilleur des festins
à coté n'était rien.

Je me souviens aussi, banni et délaissé,
Je ne savais à qui je pouvais m'adresser;
tu as pris mon chemin,
et ne sachant quoi dire,
tu m'as pris par la main
m'accordant ton sourire.

Ce n'était rien du tout, un geste, un simple geste.
mais il m'a fait l'effet d'un grand bonheur céleste,
me redonnant l'envie
de vivre encore ma vie.

Henri Ratsimbazafy : si tu veux

C'est de Tana que je t' écris
mon amour.
Quel temps fait-il à Paris
en ce jour ?
Je suis seul et je m'ennuie
cette nuit
et je n'ai plus qu'un espoir
te revoir,
Je t'invite
arrive vite,
J'ai déjà tout préparé,
tant espéré...

Si tu veux
nous ferons une promenade dans Tana,
tous les deux
nous flânerons au marché du Zoma.
Je t'achèterai des fleurs
et des colliers de couleurs
et aussi un grand chapeau,
s'il fait beau.

Si tu veux
je t'emmènerai en haut de la ville
tous les deux
nous y trouverons un coin bien tranquille
et pour finir la soirée,
nous irons au cabaret
ou le rythme du sega
nous prendra.

Si tu veux
nous ferons un petit tour en voiture,
tous les deux,
sans itinéraire et à l'aventure.
Et si nous avons trop chaud nous irons faire du bateau
sous le soleil tiède et doux
de Mantasoa.

Si tu veux
après un petit dîner d'amoureux
tous les deux
nous allons rentrer chez nous et heureux,
Je te lirai des poèmes,
des histoires de gens qui s'aiment
je te bercerai d'amour
jusqu'au jour.

Au jour le jour - Voyage de Bruno

Le Nord Malgache avec bonheur !

vendredi 24 août 2007

Derniers Clips

Voir les clips Gazy : Madagascar Univers

Tearano : Magneva-Siloke











jeudi 23 août 2007

Musique malgache

free music

Manja : Prospection pétrolière

Manja attend le miracle de l'or noir

La ville de Manja, à l'ouest de Madagascar, est peut être à la veille d'un bouleversement économique majeur. Elle se trouve au cœur du bloc pétrolier numéro 3108, actuellement prospecté par la société d'origine anglaise Amicoh.

Manja est au coeur d'une zone de prospection pétrolière du bloc numéro 3108, dans la région du Menabe, à l'ouest de Madagascar. Depuis le mois de juin, elle fait l'objet d'une étude sismique, opérée par la société anglaise Amicoh. “Les plus importantes anomalies géo-sismiques observées à travers une première étude effectuée il y a quelques années sont visibles à l'intérieur et autour de la commune de Manja, explique un technicien d’Amicoh. Cela démontre que la probabilité de trouver du pétrole est plus élevée dans cette zone…”
Le district de Manja fait partie de la zone sédimentaire de Madagascar, entre Mahajanga et Morondava. Une cinquantaine de forages de prospection effectués dans cette zone ont déjà prouvé l'existence de pétrole léger.
Le bloc 3108 se trouve à l'intérieur des terres, du “on shore” comme disent les spécialistes, mais la zone sédimentaire se poursuit au large de la côte ouest de la Grande île. Arrivée en juin de cette année, la société Amicoh devra encore affiner les données qu'elle a en sa possession à travers une étude sismique à deux et trois dimensions, avant de procéder au forage exploratoire. Cette opération est confiée à la société chinoise BGP, spécialiste en études sismiques, laquelle a fait ses preuves dans différents pays comme le Mexique et le Nigeria.
“Logiquement, l'étude sismique devra être terminée à la fin du mois de novembre, précise le technicien d’Amicoh Si les nouvelles données obtenues confirment l'existence de pétrole, Amicoh procèdera au forage exploratoire dès l'année prochaine, soit la dernière étape de l'exploration”.

Dynamitage en sous-sol
L'étude sismique est une technique de mesure indirecte qui consiste à enregistrer en surface des échos issus de la propagation dans le sous-sol d'une onde sismique provoquée. Ces échos sont générés par les hétérogénéités du sous-sol. Le passage par exemple d'une couche d'argile à une couche de sable dans une colonne sédimentaire va se traduire par la présence d'un réflecteur sur les enregistrements. Selon le mode de propagation de l'onde : réfléchie sur, ou transmise le long de cette interface, on parle de sismique réflexion ou de sismique réfraction.
Dans le cas de la prospection pétrolière à Manja, l'onde sismique sera provoquée par du dynamitage. L'appareil qui servira à recueillir les données s'appelle le géophone, un ensemble d'appareils installés sur un camion spécial et qui recueillent les ondes provoquées par l'explosion de dynamite. Ces données seront ensuite interprétées par informatique pour établir, au final, une carte géologique.
Le bloc 3108 s'étend sur une superficie de 20 000 ha, dans un rayon de près de 80 km et touche cinq communes dans le district de Manja qui comprend près de 60 000 habitants. Vu les impacts qu'elle pourra avoir sur l'environnement, notamment à cause de l'utilisation de la dynamite, l'étude sismique nécessite une étude des impacts environnementaux et sociaux qui est effectuée par des consultants malgaches.

Mahefa Rakotomalala
Date : 23-08-2007 - L'Express de Madagascar

mercredi 22 août 2007

Parcours : Google Maps


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Henri Ratsimbazafy : elle s'appelait Rasoa (1960)

Elle s'appelait Rasoa
oui vraiment quel joli nom
belle et douce comme tout
et nous nous aimions.
Mais voilà que sans rien dire
un beau jour elle est partie
emportant tout son sourire
et brisant ma vie.
Tout seul dans la nuit sereine
dans ma case en bois,
pour atténuer ma peine
je n'ai plus que toi.

Chante, chante ma valiha
chante chante mon malheur
vibre, vibre ma valiha
vibre avec mon coeur.
Seule tu peux comprendre
ma peine et ma douleur
et tes notes si tendres
sécheront mes pleurs.
Chante, chante, je t'en prie,
accompagne-moi
vibre, toi ma seule amie,
vibre avec ma voix.
Un vazaha lui a promis
mille choses si jolies,
les merveilles de Paris,
tout un paradis.
Pourtant la vie est si douce
et la forêt si jolie
dans le petit coin de brousse
de mon beau pays.
Tout seul dans la nuit sereine,
dans ma case en bois
pour atténuer ma peine
je n'ai plus que toi.

Mihira re ry valiha
niihira izao
manenoa ry valiha
Iangaviako ianao.
Fa ny feonao irery
no iriko izany
hanasitrana ny fery
sy hamafa tomany.
Mihirà re ry valiha
mihirà izao
manenoa ry valiha
iangaviako ianao.
Henri RATSIMBAZAFY 1960

mardi 21 août 2007

Madagascar Wildlife











Madagascar Tsapiky Star











Reportage











KILEMA ~ Soul of Madagascar (Revised Edition)











Poèmes : Thrènes d’avant l’aurore

Notre île n’est plus rien qu’un grenier vide, emplie de famine et de cloportes,
ravalée au niveau des pays les plus démunis.
Terre sainte de mes aïeux !
La souffrance de voir tes enfants toujours fiers,
toujours parés
de leur histoire,
de leur richesse,
de leur passé tout rayonnant de gloire et de vaillance,
aujourd’hui rabaissés en peuples de clochards,
les faméliques pèlerins de la secte du dénuement,
piétinant lourdement au seuil du temple bas de la mendicité,
les citoyens voûtés sous le poids de la tristesse de survivre !

Quelle honte ! Quelle infamie !
Terre sainte de mes aïeux !
Qu’a-t-on fait de ton nom, Madagascar,
autrefois haut symbole de l’aigle au vol royal,
déployant dans l’azur ses ailes aussi libres
que l’air épris jalousement de l’étendue du ciel,
ses grandes ailes libres jouant le jeu du vent,
du vent, maître absolu de ses ébats comme de sa voltige
et de son tournoiement,
du vent, lutin cosmique
lancé sur le parcours de l’esplanade des planètes !

« Thrènes d’avant l’aurore de Jacques Rabemananjara (1985) »

lundi 20 août 2007

Les Hôtels

Sainte Marie : Le Soanambo

Mahambo : La Pirogue

Tamatave : Hotel Joffre

Adasibe : Vakona Forest Lodge

Antsirabe : Arotel

Miandrivazo : La Reine Rasalimo

Réserve de Kirindy : Gite de Kirindy

Morondava : Baobab Café

Belo-sur-mer : La Marina du Belo

Manja : Gîte Ma,ja

Morombe : Baobab

Andavadoaka : Laguna Blue Resort

Salary : Salary Bay

Ifaty : Dune Hôtel

Tana : La Varangue

vendredi 17 août 2007

Panorama culturel


LE KABARY

Les kabary, discours traditionnels, tiennent une place particulière dans la vie des malgaches. Il n'y a pas un événement important (mariage, funérailles, retournement des morts, réunions politiques…) qui ne soit précédé d'un ou de plusieurs kabary, véritables joutes oratoires entre différents intervenants. Les plus importants sont ceux prononcés par les monarques et ceux des demandes en mariage qui peuvent durer des heures. Les kabary sont nés avant l'arrivée de l'écriture à Madagascar, d'où l'importance du lovantsofina (tradition orale) dans sa transmission.

Il est utilisé pour expliquer, pour persuader et pour condenser des idées. Pour permettre leur mémorisation, le mpikabary (orateur) fait appel à des expressions ou citations qui ne se confondent pas avec le langage commun mais restent toutefois assez accessibles. La qualité d'un discours se juge par la pertinence et la quantité des expressions choisies par l'orateur et c'est généralement au cours du rituel de purification, le fialan-tsiny, qu'il doit faire preuve de son habileté. Il doit se montrer à la fois enjoué, ironique et plein d'humour afin d'emporter l'adhésion de son auditoire.

Ces expressions verbales sont généralement les proverbes, les adages, les dictons. Le Malgache ne faisant pas la distinction, toutes ces expressions entrent dans la catégorie des ohabolana ou proverbes. Quelques orateurs expérimentés font parfois appel aux hain-teny (science de la parole, art du dialogue poétique) dans les kabary de demande en mariage. Art de l'éloquence par excellence, sa pratique était jusqu'ici réservée aux hommes. Aujourd'hui, de plus en plus de femmes et de jeunes se passionnent pour le kabary…

LES HIRA GASY

Le hira gasy est un vrai spectacle comprenant :

-Le Sasitehaka : c'est un prélude d'environ 10mn , au son des tambours, et des battements de mains à l'entrée des chanteurs, des musiciens et des danseurs ;
-le Kabary : c'est le discours annonçant le début du spectacle, invitant les dames à prendre place sur la scène et introduisant le thème. Le discours dure 15 mn ;
-le Renihira : c'est le chant principal qui développe le thème du spectacle (amour, délinquance juvénile, vie en société…) ;
-le Dihy : c'est la danse. Pendant que les danseurs se déploient sur la scène, le reste de la troupe s'accroupit sur l'herbe. La danse dure 20 mn et est suivie du discours final ;
-Le Zanakira : est un spectacle de 15 mn avant que la troupe ne quitte la scène.

Nés sur les hautes terres, les " hira gasy " ou chants folkloriques se sont développés au temps du roi Andrianampoinimerina. Lors des grands travaux d'irrigation, le roi offrait un spectacle royal animé essentiellement par les chanteurs ou " Mpihira gasy ", appelés à l'époque " mpihiran'Andriana " (chanteurs du Roi). Ces " mpihira gasy ", généralement originaires d'un même village, étaient des artistes célèbres mais démunis. Ils étaient alors mal vus par les colonisateurs et l'Eglise à cause de leurs chants patriotiques.

Les spectacles de " hira gasy " attirent des foules immenses et animent les grands événements de la communauté tels la Fête nationale, les cérémonies de retournement des morts, la fête de la moisson. Les textes des " hira gasy " racontent la vie quotidienne et contiennent toujours des messages et de sages enseignements.Les chants sont plutôt humoristiques, parfois même comiques, et sont accompagnés par les instruments de musique tels que le lokanga (instrument à corde en bambou), les instruments à vent - trompettes, flûtes, saxophones-, l'accordéon, les tambours variés.


LE SAMBATRA

Le Sambatra (circoncision groupée) est une cérémonie rituelle célébrée en hiver, de juillet à septembre selon la tradition mais aussi pour des raisons d'hygiène. Il demeure une fête importante dans les régions rurales, en particulier dans le Sud-Est de Madagascar, où il est célébré durant un mois tous les sept ans.Tous les enfants non circoncis, pendant les sept dernières années, sont réunis et amenés auprès du " Rain-jaza" (guérisseur traditionnel). Le premier Vendredi de la pleine lune. Aidés par la famille et les amis, les parents commencent à construire le " lapa " (hutte aménagée pour la circonstance).

Plusieurs jours durant, des chansons traditionnelles sont chantées et la population se livre à des danses frénétiques accompagnées d'instruments tels que l'accordéon, le " valiha " et les tambours. Des jeux et des compétitions sportives sont organisés. Le jour " J ", tôt le matin, au premier chant du coq, les jeunes gens " velondray aman-dreny " (non orphelins de père et de mère) vont aller chercher le " rano mahery " (eau sacrée) à la source sacrée. Au retour, des attaques sont simulées comme pour les empêcher de ramener l'eau sacrée dans le lapa. Si par malheur, le récipient tombe, ils seront ainsi obligés de retourner à la source. Ils doivent alors faire preuve de ruse pour pouvoir accomplir leur mission.L'eau sacrée est accueillie au lapa par les familles qui clament en chœur " Zanaboromahery , manatody vato ". Alors le Rain-jaza commence son travail de circoncision en suivant scrupuleusement un rituel. Les chants et les cris des femmes masquent les pleurs et les gémissements des enfants circoncis.La circoncision terminée, les pères ou les grands-pères avalent les prépuces de leurs enfants circoncis enveloppés dans une banane ou un blanc d'œuf. La cérémonie se termine toujours par un grand festin accompagné de boissons fortes.

LE FAMADIHANA OU RETOURNEMENT DES MORTS

Partout à Madagascar l'hommage aux ancêtres est fervent. Au cœur des Hautes Terres, une cérémonie dont l'origine se situe au-delà de la mémoire des hommes se perpétue depuis les temps les plus anciens : le famadihana. Chaque année, de début juin à fin septembre, de village en village, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes. Improprement appelé " retournement des morts ", le famadihana d'un ancêtre est organisé au minimum tous les cinq ans. La décision qui détermine l'organisation de cette cérémonie est souvent liée au surnaturel ; lors d'un rêve, par exemple, un parent défunt peut dire à l'un de ses descendants qu'il a froid. Un famadihana coûte cher (il faut offrir durant trois jours des festins à tous les parents, aux habitants du village, aux invités - plusieurs centaines de personnes -, faire venir des troupes de mpihira gasy et de vako-drazana [compagnie de musiciens]. Tous les membres de la famille qui le peuvent se cotisent. D'autres problèmes moins prosaïques relèvent de l'invisible : seuls les astrologues liés à la famille sont habilités à déterminer le jour et l'heure les plus propices à l'ouverture du tombeau.

Après exécution d'un fomba (cérémonie lors de laquelle l'avis des ancêtres est demandé, après partage de rhum entre les vivants et les morts - on en verse un peu sur le sol à cette fin), les astrologues fixent le jour et l'heure du début et de la fin des fêtes de famadihana. Le jour convenu, les tombeaux sont ouverts, les ancêtres sont enroulés dans des nattes neuves (que les femmes se partageront après la cérémonie : elles ont un pouvoir de fécondité). Les hommes les sortent du tombeau. Aussitôt, la foule des parents et amis s'empare des corps et les emporte dans une danse très rapide. La danse cesse. Les corps sont posés sur le sol et entourés par les membres de la proche famille. Les parents offrent à chaque ancêtre un suaire neuf. On glisse dans les linceuls une bouteille de rhum, une photo, des billets de banque. Ce sont les cadeaux des vivants à leurs morts. Rires et larmes, joie et tristesse se mêlent. Moment de recueillement : des mains se posent et exercent de légères pressions sur les corps emmaillotés de lambamena neufs.

On touche les ancêtres, pour leur " faire un câlin ", ou leur demander aide ou conseil en une secrète prière. Soudain, chaque groupe se redresse, les corps sont brandis à bout de bras par des dizaines de personnes, puis sont jetés en l'air, secoués, emportés dans une farandole effrénée. Les danseurs font plusieurs fois le tour du tombeau puis les ancêtres rentrent pour cinq nouvelles années de solitude dans la demeure éternelle. La journée est ponctuée de spectacles de hira gasy. Elle s'achève encore une fois par un festin et une fête où les villageois dansent toute la nuit autour des orchestres vako-drazana.

L'ART FUNERAIRE CHEZ LES MAHAFALY

Dans le Grand Sud Malgache, parfois, entre les épineux, ou tout simplement au bord des routes, une construction isolée s'élève. Seules apparaissent d'abord des hampes ou des planches de bois, creusées de figures géométriques et surmontées de petites sculptures représentant un animal, un couple, un militaire en képi ou… un avion. Elles se dressent sur une amas rectangulaire de pierres dont la hauteur atteint parfois 1 mètre et qui sont couvertes de crânes et de cornes de bœuf. Il s'agit de l'un des fameux tombeaux Mahafaly dont les voyageurs sans scrupules ont souvent emporté les bois sculptés - appelé aloalo - pour en garnir quelque musée personnel. Les bucranes proviennent des bœufs du défunt dont le troupeau entier a été abattu lors de sa mort, pour nourrir les invités et pour l'accompagner dans l'au-delà. En effet, on croit ici que la vie sur terre n'est qu'un bref passage : la vraie vie est celle des morts qui doivent se présenter avec tout ce qu'ils ont acquis durant leur vie terrestre, devant leurs nouveaux pairs, les ancêtres et devant le Zanahary (le créateur). Cette croyance explique l'art et l'amour avec lequel les tombeaux, demeures définitives, sont construits. Le pays Mahafaly lui-même est du reste un des creusets de la culture ancestrale malgache.

samedi 11 août 2007

Carte Programme 1

vendredi 10 août 2007

Géographie, Economie et Données Administratives…

Remarque : Quatrième plus grande île du monde, longeant le Canal du Mozambique.



I – GEOGRAPHIE

  • Lieu : Afrique méridionale, île de l’Océan Indien, est du Mozambique
  • Coordonnées géographiques : 20 00 S, 47 00 E
  • Continent : Afrique
  • Superficie : 587 040 km2 dont Eau : 5 500 km2 et Terre : 581 540 km2, constituée d’étroites bandes sur les côtes et de hauts plateaux et de montagnes au centre
  • Bordure côtière : 4 828 km
  • Climat : tropical le long des côtes, tempéré à l’intérieur, aride dans le sud
  • Altitudes : Basse altitude : Océan Indien : 0m ; Point culminant : Maromokotro : 2 876 m
  • Ressources minérales : graphite, chromite, charbon, bauxite, sel, quartz, grès bitumeux, pierres semi-précieuses, mica, énergie hydraulique .
  • Aléas naturels : cyclones périodiques
  • Problèmes environnementaux : érosion du sol causée par la déforestation et le surpâturage ; désertification, eaux de surface polluées par les eaux d’égouts et d’autres déchets organiques, de nombreuses espèces de flore et de faune endémiques menacées.
  • Accords internationaux sur l’environnement : Madagascar est Partie aux Accords ou Conventions sur : la Biodiversité, le Changement climatique, la Désertification, les Espèces menacées, les Déchets toxiques, le Droit de la mer, la Conservation de la vie marine, l’Interdiction des essais nucléaires, la Protection des couches d’ozone, les terres inondées .
  • Population (millions) : 17,4 (2003) en 150ème position dans l'indicateur de développement humain avec une croissance démographique de 2,8% par an.
  • Groupes ethniques : 18 ethnies
  • Densité : 28,8 hab:km²
  • Espérance de vie : 53/57
  • Taux de croissance : 3,03% (2003) ;
  • Religions : Majorité Chrétienne (Catholiques et Protestants); Musulmans : 7%
  • Langues officielles : Malagasy, français.

II – DONNEES ADMINISTRATIVES ET POLITIQUES

  • Nom du pays : Madagascar
  • Type de gouvernement : République
  • Capitale : Antananarivo
  • Divisions administratives :
    - 6 provinces : Antananarivo, Toamasina, Fianarantsoa, Mahajanga, Toliary, Antsiranana
    - 22 régions : Analamanga, Bongolava, Itasy, Vakinankaratra, Diana, Sava, Amoron’i Mania, Atsimo Atsinanana, Haute Matsiatra, Ihorombe, Vatovavy Fitovinany, Betsiboka, Boeny, Malaky, Sofia, Aloatra Mangoro, Analanjirofo, Atsinanana, Androy, Anosy, Atsimo-Andrefana, Menabe
  • Indépendance : 26 Juin 1960
  • Fête nationale : 26 Juin
  • Constitution : Avril 1998 par voie référendaire
  • Système juridique : basé sur le système du droit civil français et le droit coutumier malgache ; Madagascar ne reconnaît pas la compétence obligatoire de la Cour Internationale de Justice .
  • Suffrage : universel
  • Droit de vote : plus de 18 ans
  • Pouvoir exécutif :

Chef d’Etat : le Président Marc RAVALOMANANA (réélu le 03 décembre 2006)

Chef de Gouvernement : le Premier Ministre RABEMANANJARA Charles (depuis 25 janvier 2007)

Cabinet : Conseil des Ministres nommés par le Premier Ministre

Elections : Président élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans, dernière élection le 03 décembre 2006

Premier Ministre : nommé par le Président

  • Pouvoir législatif : Parlement bicaméral composé de :

- Sénat : les deux tiers des sièges au Sénat sont attribués à des assemblées régionales dont les élus par vote populaire ; le tiers des Sénateurs sont nommés par le Président ; Le mandat des Sénateurs est de quatre ans.

- Assemblée Nationale : 160 sièges ; membres directement élus par vote populaire pour quatre ans.

Dernières élections : 15 décembre 2002

Résultats : TIM : 103 ; FP : 22 ; AREMA : 03 ; LEADER FANILO : 02 ; RPSD : 05 ; autres : 03 ; Indépendants : 22.

  • Pouvoir judiciaire : Cour Suprême ; Haute Cour Constitutionnelle
  • Parties politiques : J’aime Madagascar ( TIM ) ; Union Nationale ( FP ) ; Renouveau du Parti Social Démocrate (RPSD ) ; Association pour la Renaissance de Madagascar (AREMA), Libéralisme Economique et Action Démocratique pour la Reconstruction Nationale ( LEADER/FANILO)
  • Participation aux organisations internationales : ONU, UA, MPNA, OIF, ACP, G-77, AIEA, FMI, Banque Mondiale, BIRD, IDA, OIT, CNUCED, UNESCO, HCR, UPU, OMC, ONUDI, OMS, FAO, ISO, ……

III- ECONOMIE

Croissance : 9,6% (2003)
Taux d'inflation : -1,1% (2003)
Taux de chômage : 5,9% (1998)
PIB - PPA (milliards de $) : 13.1 (2003)
PIB par habitant à parité de pouvoir d'achat ($) : 778 (2003) au 192ème rang mondial.
Monnaie : Ariary (1 euro = 2 500 Ariary)

Importation (en million de $) : 921 (2003)
Exportation (en million de $) : 1 039 (2003)
Principaux fournisseurs : France, Hong-Kong, Japon, Chine, Singapour
Principaux clients : France, Etats-Unis, Allemagne, Japon, Royaume-Uni.

Industries : Transformation de la viande, savonnerie, tannerie, brasseries, industrie sucrière, textiles, verrerie, cimenterie, usine de montage automobiles, papeterie, raffinerie, tourisme .

Consommation de pétrole : 13 000 barils/jour

Produits agricoles : café, vanille, canne à sucre, poivre, cacao, riz, manioc (tapioca), haricots, bananes, produits de volailles

SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DE MADAGASCAR
Les autorités actuelles mettent l’accent sur les infrastructures, la modernisation des administrations et le développement de l’agriculture.

Le secteur primaire représente 27 % du PIB. Dominé par l’agriculture, celle-ci occupe 70 % de la population active de Madagascar et représente 20 % des exportations. Cependant, plus de 9 millions d’hectares de terres vierges fertiles disponibles pour la culture à grande échelle sont inutilisées. Seuls 3,3 millions d’hectares sont cultivés dont 1,1 million d’hectares de riz. Les principaux produits agricoles sont le paddy et le manioc en cultures vivrières, le café, les clous de
girofle, les litchis et la vanille pour les produits d’exportation, la canne à sucre et le coton pour les produits industriels.

Le secteur secondaire représente 14 % du PIB et 50 % des exportations. Il se concentre autour de quatre branches d'activités : l'industrie agroalimentaire, les bois et dérivés, le textile/habillement et l'industrie métallique. La croissance du secteur industriel s'est accélérée au cours des années 1999/2001 (5 % en moyenne), grâce notamment aux entreprises franches. Le taux de valeur ajoutée moyen est de 34 %.

Le secteur tertiaire (51 % du PIB) repose sur les transports, le commerce, la santé, les communications et le tourisme.
Le tourisme est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie malgache. Il est le second pourvoyeur de devises du pays après la pêche. On compte environ 20.000 emplois directs dans le tourisme en 2004.

Créé en 1989, le statut franc compte environ 180 entreprises opérationnelles et couvre plusieurs domaines d’activité : le textile / habillement, la pêche, le bois et le traitement de l’information. En février 2005, les secteurs d’activité pouvant prétendre au statut franc ont été élargis : conception et développement de logiciels, télémarketing et télécommunications, banque offshore.

L’amélioration de l’environnement économique
Le Gouvernement s’est fixé cinq priorités :
L’amélioration de la gouvernance, la remise à niveau des infrastructures de communication, de l’éducation primaire et de la santé de base, et l’amélioration de l’économie rurale.

Le Président de la République multiplie les gestes envers les investisseurs étrangers. Pour rompre le principe de l’impossibilité faite aux étrangers d’accéder à la propriété foncière, une loi d’août
2003 en a fixé les conditions. Malgré le blocage de l’économie pendant près de six mois en 2002, la sortie de crise a été relativement rapide, soutenue par deux axes : les activités exportatrices et le secteur des travaux publics.

Les activités exportatrices qui sont par ailleurs créatrices d’emplois ont repris leur croissance initiée depuis les années 1990 : le textile/habillement, l’aquaculture et la pêche, le tourisme, les produits agricoles (litchis, vanille, café).
L’industrie textile est la filière la plus dynamique de l’industrie malgache. Sa production a représenté en 2003 près d’un tiers du PIB industriel et 30 % du total des exportations. Elle compte plus de 110 entreprises qui emploient environ 120.000 salariés. Depuis mi 2004, le secteur franc bénéficie de la dépréciation de la monnaie malgache et d’une demande externe européenne et américaine soutenue. Le régime préférentiel de l’AGOA - renforcé par AGOA III décidé le 25 juin 2004 par le Congrès américain - a été prolongé jusqu’en 2015. La dérogation accordée aux pays africains pour l’importation de matières premières de pays tiers, qui devait s’achever en septembre 2004, est prolongée jusqu’en 2008. Les exportations vers les Etats-Unis dans le cadre de l’AGOA représentent 180 MUSD en 2003 et déjà 215 MUSD à fin septembre 2004.

Les dépenses publiques dans les secteurs de l’aménagement urbain et de la reconstruction du réseau routier forment le deuxième pilier de la croissance.
Les financements internationaux (Banque Mondiale, Union Européenne, France, etc.) soutiennent ces programmes parallèlement aux efforts d’amélioration de la gouvernance. Les financements privés sont également sollicités et commencent à participer à la modernisation des télécommunications et des infrastructures ferroviaires et portuaires.
Les résultats macroéconomiques en 2003 ont été encourageants avec une croissance de plus de 9 % après la récession d’environ 13 % en 2002. Malgré une reprise de l’inflation sur un rythme annuel de l’ordre de 5 % à partir du second semestre, celle-ci aura été quasi nulle en 2003 (-1,7% en glissement annuel de décembre à décembre).
En 2004, les résultats ont été fortement influencés par des facteurs exogènes : les deux cyclones (Elita et Gafilo) en début d’année et la hausse des prix du pétrole et du fret. Un décrochage de la monnaie nationale entre décembre 2003 et mai 2004 a entraîné une dépréciation d’environ 85 %. Le cours de l’euro était d’environ 6.700 FMG fin 2003; il est depuis juin 2004 stabilisé autour de 12.500 FMG soit 2.500 Ariary. Ce décrochage, provoqué par l’accélération de la demande intérieure en partie stimulée par des détaxations, était rendu inévitable par la politique de stabilité du taux de change suivie depuis 1999 par la Banque Centrale de Madagascar (BCM), alors que la dépréciation pour cause de déficit de la balance des paiements et de différentiel d’inflation peut être estimée à 6 % par an environ.

Le taux de croissance pour 2004 est évalué à 5,3 % et l’inflation cumulée pour l’année se situe autour de 26 %. Le taux d’investissement est passé de 17,9 % du PIB en 2003 à 23,7 % en 2004. Le secteur public a assuré la mise en place des infrastructures et le secteur privé a procédé au renouvellement de ses moyens de production. Les prévisions pour 2005 permettent d’espérer une croissance réelle de 5 à 7%. L’inflation demeure un sujet de préoccupation important ; elle pourrait néanmoins être stabilisée autour de 10%.

Les indicateurs de santé sont en progression. Le taux de fréquentation des centres de santé de base est passé de 84 % en 2002 à 87 % en 2003 et le taux de couverture vaccinale des enfants de 0 à 11 mois a atteint 80 % en 2003 contre 61,5 % en 2002. La prévention, le renforcement du personnel médical, la construction ou la réhabilitation des centres de santé de base ont constitué des préoccupations essentielles de la politique de santé en 2004.

La mise en oeuvre de la politique de l’Education Pour Tous (EPT) conduit à une augmentation du taux net de scolarisation (82 % en 2003 contre 70 % en 2002) et du taux d’achèvement de l’enseignement primaire (39,5 % en 2003 contre 35 % en 2002). En 2004, l’octroi de kits scolaire pour les élèves du cours préparatoire de l’enseignement primaire, initié en 2003, a été poursuivi.

Les nouveaux secteurs porteurs de croissance
Parallèlement au maintien de l’activité manufacturière et des produits halieutiques, les trois secteurs ayant vocation à soutenir la croissance longue à Madagascar sont le secteur agricole, le secteur minier et le tourisme.

La production agricole malgache a connu une croissance de 2,6 % en 2003 et de 3,5 % en 2004. Cette augmentation concerne les produits vivriers et les cultures d’exportation. Les grandes orientations actuelles du gouvernement font figurer l’agriculture comme une priorité. Le désenclavement des régions à travers la construction des routes et des pistes rurales témoigne de cette volonté. Des fonds seront accordés par les bailleurs de fonds pour la poursuite des réhabilitations des infrastructures agricoles (barrages, réseaux hydro agricoles) et la vulgarisation de techniques de production. Le budget alloué au ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche sera doublé d’ici 5 ans dans le but d’augmenter la productivité agricole. Les évènements liés à la rupture de stocks de riz en 2004 auront eu l’avantage de contribuer à un changement des habitudes d’achat : le paysan malgache pourra revaloriser sa production agricole.

Le secteur minier : Le pays regorge d'importantes ressources minières allant du chrome à l'Or en passant par les pierres précieuses.

La politique minière à Madagascar est contenue dans le nouveau Code minier. Les principes généraux sur ce secteur sont la libéralisation et le désengagement de l'Etat.

Le secteur touristique est actuellement le secteur le plus dynamique de l’économie avec une nette reprise des arrivées de visiteurs en 2004 (environ 180.000 visiteurs en 2004, soit + 70 % par rapport à 2003.
La région Afrique Australe/Océan Indien devrait constituer une zone d’attrait privilégié pour le tourisme d’origine européenne, Madagascar ayant vocation à en devenir un grand acteur entre l’Afrique du Sud et l’Ile Maurice. La mise en service réussie à Nosy Be d’un hôtel de 205 chambres commercialisé par VENTAGLIO et d’une liaison charter hebdomadaire sur Milan, la construction dans la capitale d’un hôtel à l’enseigne NOVOTEL (finition en 2006), d’autres projets du groupe ACCOR, la multiplication de constructions d’unités de taille moyenne par des investisseurs étrangers, l’intérêt porté par le groupe sud-africain Legacy, la renégociation des accords aériens dans un sens plus favorable à l’augmentation du trafic, etc., sont des éléments confortant les perspectives de contribution importante du tourisme au développement du pays.

Dernière mise à jour 1 août, 2007

LES 22 REGIONS

PROVINCE AUTONOME

REGION

NOM ET PRENOMS

CONTACT

ANTANANARIVO

ANALAMANGA

M.RANDRIANARISOA Pierre Manganirina

Tel: 00261202259308
00261202249102
Fax:00261202240475

BONGOLAVA

M. RABARIJAONA Jean Claude

Tel: 00261204883001
00261204883009

ITASY

M. RAKOTONDRAZAKA Hubert Henri

Tel: 00261204883401

VAKINANKARATRA

M. RABENANTOANDRO Lantoniana Nirina H.

Tel: 00261204405027

ANTSIRANANA

DIANA

M. HARINONY Nosy Jérôme Christophe

Tel: 00261208221547

SAVA

M. PAULIN

Tel: 00261208892004

FIANARANTSOA

AMORON'I MANIA

M. RASOLOFOARIMANANA Réné

Tel: 00261204771352
00261204771351

ATSIMO ATSINANANA

M. RAZANABAHINY Marojama Christian

Tel: 00261207300152

HAUTE MATSIATRA

Mme RABETALIANA Hanta

Tel: 00261207551145
00261207551031

IHOROMBE

Mme MOANA Essa Raseta

Tel: 00261207580006
00261207580052

VATOVAVY FITOVIVANY

M. KOTO Bernard

Tel: 00261207221066

MAHAJANGA

BETSIBOKA

M. FERNAND Jeannot

Tel: 00261206270100

BOENI

M. RAKOTOMALALA Max Olivier Andriananja

Tel: 00261206222429

MELAKY

M. PIKULAS Jonah Justin

Tel: 00261206502273
00261206502267

SOFIA

M. RAFARALAHY Richardin Redeck

Tel: 00261206701269
00261206701450

TOAMASINA

ALAOTRA MANGORO

ROBINSON David Alexandre

Tel: 00261205481278
00261205481109

ANALANJIROFO

M. RAZAFINDRAVELO Herman

Tel: 00261320755918
00261331469732

ANTSINANANA

M. ANDRIAMORASATA Julien

Tel: 00261331467818

TOLIARA

ANDROY

M. BRECHARD Luc Loyola

Tel: 00261209270573

ANOSY

M. RAMISON Harifidy Janest Alin

Tel: 00261209221331

ATSIMO ANDREFANA

M. TSITOHERY Avison André

Tel: 00261209444623
/24/25
00261209444663

MENABE

M. DANIEL Rakoto Jasmin

Tel: 00261320759275


Dernière mise à jour 4 janvier, 2006