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jeudi 23 août 2007

Manja : Prospection pétrolière

Manja attend le miracle de l'or noir

La ville de Manja, à l'ouest de Madagascar, est peut être à la veille d'un bouleversement économique majeur. Elle se trouve au cœur du bloc pétrolier numéro 3108, actuellement prospecté par la société d'origine anglaise Amicoh.

Manja est au coeur d'une zone de prospection pétrolière du bloc numéro 3108, dans la région du Menabe, à l'ouest de Madagascar. Depuis le mois de juin, elle fait l'objet d'une étude sismique, opérée par la société anglaise Amicoh. “Les plus importantes anomalies géo-sismiques observées à travers une première étude effectuée il y a quelques années sont visibles à l'intérieur et autour de la commune de Manja, explique un technicien d’Amicoh. Cela démontre que la probabilité de trouver du pétrole est plus élevée dans cette zone…”
Le district de Manja fait partie de la zone sédimentaire de Madagascar, entre Mahajanga et Morondava. Une cinquantaine de forages de prospection effectués dans cette zone ont déjà prouvé l'existence de pétrole léger.
Le bloc 3108 se trouve à l'intérieur des terres, du “on shore” comme disent les spécialistes, mais la zone sédimentaire se poursuit au large de la côte ouest de la Grande île. Arrivée en juin de cette année, la société Amicoh devra encore affiner les données qu'elle a en sa possession à travers une étude sismique à deux et trois dimensions, avant de procéder au forage exploratoire. Cette opération est confiée à la société chinoise BGP, spécialiste en études sismiques, laquelle a fait ses preuves dans différents pays comme le Mexique et le Nigeria.
“Logiquement, l'étude sismique devra être terminée à la fin du mois de novembre, précise le technicien d’Amicoh Si les nouvelles données obtenues confirment l'existence de pétrole, Amicoh procèdera au forage exploratoire dès l'année prochaine, soit la dernière étape de l'exploration”.

Dynamitage en sous-sol
L'étude sismique est une technique de mesure indirecte qui consiste à enregistrer en surface des échos issus de la propagation dans le sous-sol d'une onde sismique provoquée. Ces échos sont générés par les hétérogénéités du sous-sol. Le passage par exemple d'une couche d'argile à une couche de sable dans une colonne sédimentaire va se traduire par la présence d'un réflecteur sur les enregistrements. Selon le mode de propagation de l'onde : réfléchie sur, ou transmise le long de cette interface, on parle de sismique réflexion ou de sismique réfraction.
Dans le cas de la prospection pétrolière à Manja, l'onde sismique sera provoquée par du dynamitage. L'appareil qui servira à recueillir les données s'appelle le géophone, un ensemble d'appareils installés sur un camion spécial et qui recueillent les ondes provoquées par l'explosion de dynamite. Ces données seront ensuite interprétées par informatique pour établir, au final, une carte géologique.
Le bloc 3108 s'étend sur une superficie de 20 000 ha, dans un rayon de près de 80 km et touche cinq communes dans le district de Manja qui comprend près de 60 000 habitants. Vu les impacts qu'elle pourra avoir sur l'environnement, notamment à cause de l'utilisation de la dynamite, l'étude sismique nécessite une étude des impacts environnementaux et sociaux qui est effectuée par des consultants malgaches.

Mahefa Rakotomalala
Date : 23-08-2007 - L'Express de Madagascar

jeudi 9 août 2007

Madagascar classe son "allée des baobabs" pour la protéger


MORONDAVA (AFP) - Le gouvernement malgache a décrété samedi "zone de protection temporaire" l'"Allée des baobabs", haut site touristique de Madagascar qui s'étend sur 320 hectares dans le sud-ouest de la Grande Ile.
"C'est un signal fort pour impliquer les riverains (dans la gestion) durable de leurs ressources naturelles, qui peuvent devenir un levier de développement", a expliqué à l'AFP le ministre malgache de l'Environnement, Bernard Koto, lors de la cérémonie de signature du décret de classement, tenue sur le lieu même du site, à une vingtaine de kilomètres de Morondava (700 km au sud-ouest d'Antananarivo).

"On ne peut imaginer une valorisation efficace et pérenne du site sans la participation des communautés, qui sont les acteurs et les bénéficiaires de cette conservation", a-t-il ajouté.

Le site inclut la vingtaine d'arbres alignés sur l'allée des baobabs et devrait ensuite être classé "monument naturel".

Ce nouveau statut va permettre à l'organisation non gouvernementale malgache Fanamby ("Le défi") de gérer le site, afin de lutter contre la pauvreté tout en protégeant les baobabs.

"Il y a quelques années, les paysans ont commencé à faire des rizières dans la zone", selon Paul Raonintsoa, directeur régional de Fanamby. "Si les baobabs aiment l'humidité, ils n'ont pas besoin d'avoir les pieds dans l'eau", a-t-il ajouté, expliquant qu'un arbre est tombé il y a deux ans.

L'objectif est désormais que les rizières se développent plus loin du site mais aussi d'apporter de nouvelles ressources aux paysans grâce au tourisme.

Le site est l'un des plus visité de Madagascar. Six des huit variétés de baobabs recensées dans le monde sont endémiques à Madagascar.

Hélas ! festival des baleines de Sainte Marie

Sainte-Marie
La fête des baleines recherche la notoriété internationale

Le Festival des Baleines Zagnaharibe 2007 de Sainte-Marie vise la renommée internationale. Sa sixième édition se déroulera du 23 au 26 août prochains.
Les organisateurs estiment aujourd'hui que la manifestation s'apprête à aborder une dimension internationale.
“Le Zagnaharibe est désormais mûr pour passer à l'étape supérieure : celle du développement de sa notoriété internationale”, affirme Cynthia Mejanirina Randriamikatra, Executive Manager de l'agence de communication Progecom. Cette société se charge de la réalisation technique de l'évènement aux côtés de l'Association Febis composée de natifs de l'île.
Créé depuis six ans dans le but de promouvoir les richesses culturelles, touristiques et environnementales de Sainte-Marie, le Zagnaharibe provoque un dynamisme migratoire important à chaque édition. Les membres de l'association Febis sont d'ailleurs convaincus de provoquer des impacts positifs de l'évènement sur la vie de l'île.
“Les retombées économiques sont appréciables à l'aune des travaux d'aménagement publics, tels que celui de l'aéroport de Sainte-Marie ou les investissements privés sur l'île et dans la région”, avance l'un d'eux lors de la rÈunion d'organisation en juin sur place.
La présente édition s'encadre déjà dans une motivation bien affirmée. “Ce sera une manifestation culturelle et artistique accordant une place prépondérante aux valeurs traditionnelles, aux talents et aux couleurs locales”, souligne Anahyse Volatiana France, conseillée spéciale auprès de Progecom.
“Mais elles devront s'adapter aux impératifs légitimes d'une manifestation de promotion internationale de l'écotourisme local”, poursuit-elle. Un invité spécial inaugurera d'ailleurs son retour sur les devants de la scène avec l'édition 2007 de Zagnaharibe

Le Rova renaît de ces cendres




Ravagé par un incendie en 1995, le Rova ou ancien palais de la Reine est reconstruit depuis un an par le groupe français Colas, leader mondial de réalisation de routes, qui rénovent aussi les bâtiments. Le Rova est l’un des chantiers les plus importants pour la Grande île. Le palais reste le symbole de l’identité malgache et de la résistance à la colonisation. La pose des pierres a déjà commencé.
Les travaux ont débuté il y a un an. Le Président malgache Marc Ravalomanana les avaient évalués à dix mois. La rénovation n’est toujours pas terminée tant le chantier est immense. Frédéric Roussel, Directeur Général de Colas à Madagascar, estime que les travaux ne prendront fin qu’en 2009. Une centaine d’ouvriers vont reconstituer le palais de la Reine qui a été détruit en 1995 par les flammes. « L’intérieur en béton sera habillé de bois pour recréer l’ambiance du palais. Nous sommes actuellement dans la phase de repose de pierres, après avoir stabilisé ce qui était instable et solidifié les fondations », explique Frédéric Roussel. 10.000 pierres ont été démontées, classées, et près de 14.000 ont été retaillées dans des matériaux qui se rapprochent le plus des pierres d’origine.
En 2002, Marc Ravalomanana avait décidé de restaurer cet édifice pour redonner au pays sa grandeur. Il avait fait appel à la collecte de dons auprès des citoyens, les donateurs internationaux ont également participé ainsi que l’Unesco.
Le Rova avait été construit en 1839 par le Français Jean Laborde pour la reine Ranavalona I. Au départ en bois, le Rova a été habillé d’une structure en pierres, par le missionnaire et architecte écossais James Cameron en 1867, à la demande de Ranavalona II.

Un timbre à l'effigie du festival des baleines

Une consécration pour le festival des baleines de l'ïle de Sainte Marie ou Zagnaharibe. L'estampage officiel du timbre à l'effigie du Zagnaharibe s'est effectué, hier, à La Résidence d'Ankerana lors du point de presse organisé par les organisateurs du festival. Le timbre de 1 100 ariary sera mis sur le marché à partir d'aujourd'hui.
Selon les explications des organisateurs, cet estampage confirme la notoriété de l'évènement tant sur le plan social qu'économique.
La sixième édition du Zagnaharibe se déroulera du 23 au 26 août. Cette édition 2007 sera également marquée par le retour de l'une des grosses pointures de la musique malgache, Mily Clément.
L'artiste a d'ailleurs composé une chanson qui accompagnera le festival. Zagnaharibe 2007 sera également une édition qui devra prouver le professionnalisme de l'organisation de Progecom genius events et de l'association Febis.

Doda Andrianantenaina
Pour L'Express de Madagascar
03/08/2007

Sainte-Marie : Une baleine retrouvée morte

La population saint-marienne est en fête depuis la découverte le 28 juillet d'une baleine morte sur la plage d'Anivorano.

Grande effervescence populaire à Sainte-Marie. Après la découverte d'une otarie la semaine dernière, une baleine à bosse morte s'est encore échouée à Anivorano le 28 juillet.
L'association Megaptera est venue à la rescousse, après avoir été alertée par la population pour constater de visu la situation.
Mais l'échouage de cette baleine sur la place a créé une liesse populaire pour les Saint-mariens. La tradition locale y apporte plus d'attention sur la mort d'un tel cétacé. Le cadavre de la baleine est pris en charge par les villageois qui appliquent le rite habituel pour le dépeçage du corps.






Don divin
Ils ont récolté tout ce qui est utilisable et consommable. Les femmes entonnent des chants. Des cris de joie et des rires accompagnent les plongeurs pendant la distribution de la viande de la baleine à bosse.
La graisse leur sert à la fabrication d'onguents, des cataplasmes pour soigner les infections mais également pour préparer des plats.
L'association Megaptera se charge surtout de la préservation du squelette de cette baleine à bosse. Une partie des ossements d'une baleine à bosse échouée en 2005 a pu être préservée au centre culturel de la Reine Betty à l'îlot Madame.
Selon les écovolontaires de l'association, de nombreuses causes engendrent les échouages d'une baleine, dont la maladie, la vieillesse, l'épuisement et la prédation. Mais ces échouages peuvent aussi être causés par l'homme, suite à la collision avec un navire, l'exploration pétrolière, le sonar, les polluants, le dégazage et les filets des pêcheurs.
Selon les volontaires de Mégaptera, Sainte-Marie voit chaque année une baleine à bosse qui s'y échoue. Mais les Saint-mariens prennent cet incident comme un don divin et respectent ce mammifère géant.

Fanja Saholiarisoa
Date : 02-08-2007