vendredi 10 août 2007

jeudi 9 août 2007

Madagascar classe son "allée des baobabs" pour la protéger


MORONDAVA (AFP) - Le gouvernement malgache a décrété samedi "zone de protection temporaire" l'"Allée des baobabs", haut site touristique de Madagascar qui s'étend sur 320 hectares dans le sud-ouest de la Grande Ile.
"C'est un signal fort pour impliquer les riverains (dans la gestion) durable de leurs ressources naturelles, qui peuvent devenir un levier de développement", a expliqué à l'AFP le ministre malgache de l'Environnement, Bernard Koto, lors de la cérémonie de signature du décret de classement, tenue sur le lieu même du site, à une vingtaine de kilomètres de Morondava (700 km au sud-ouest d'Antananarivo).

"On ne peut imaginer une valorisation efficace et pérenne du site sans la participation des communautés, qui sont les acteurs et les bénéficiaires de cette conservation", a-t-il ajouté.

Le site inclut la vingtaine d'arbres alignés sur l'allée des baobabs et devrait ensuite être classé "monument naturel".

Ce nouveau statut va permettre à l'organisation non gouvernementale malgache Fanamby ("Le défi") de gérer le site, afin de lutter contre la pauvreté tout en protégeant les baobabs.

"Il y a quelques années, les paysans ont commencé à faire des rizières dans la zone", selon Paul Raonintsoa, directeur régional de Fanamby. "Si les baobabs aiment l'humidité, ils n'ont pas besoin d'avoir les pieds dans l'eau", a-t-il ajouté, expliquant qu'un arbre est tombé il y a deux ans.

L'objectif est désormais que les rizières se développent plus loin du site mais aussi d'apporter de nouvelles ressources aux paysans grâce au tourisme.

Le site est l'un des plus visité de Madagascar. Six des huit variétés de baobabs recensées dans le monde sont endémiques à Madagascar.

À la découverte de l’Ile Sainte-Marie à Madagascar

L’île Sainte-Marie est une petite île côtière du Nord-Est de Madagascar, dans l’Océan Indien. Elle mesure près de 60 km de long pour moins de 10 km de large. Destination touristique, Nosy Boraha (île Sainte-Marie en malgache) est connue pour son caractère authentique et préservé, les plages de sable blanc, son lagon turquoise, ses regroupements de baleines à bosse, son histoire romanesque et l’accueil de ses habitants. Bien sûr, d’autres surprises vous attendent dans ce petit coin de paradis.

Les villageois vont chercher l’eau aux fontaines publiques.

Vers 1506, des navigateurs portugais découvrirent l’île, le jour de l’Assomption, tout en échappant à un naufrage. Comme il était d’usage, ils donnèrent à l’endroit découvert le nom du saint du jour : “Santa Maria”. Avec Désiré Tsivatou, Maire de Sainte-Marie depuis le 23 décembre 2003, partons à la découverte de cette île et de ses habitants.

Le Maire de Sainte-Marie, Désiré Tsivatou.

Une population pauvre, mais pas misérable

On compte ici environ 20.000 habitants répartis assez équitablement sur les 17 villages que compte l’île. Depuis 2005, la quasi-totalité des enfants sont scolarisés dans 17 groupes scolaires. « Dernièrement, nous avons fait construire plusieurs écoles dans les quartiers les plus isolés, notamment au Nord car l’accès y est très difficile », nous explique le maire. A l’école, les cours sont dispensés en français avec un cours en malgache, ainsi, l’ensemble des petits Saint-mariens apprennent le français dès 6 ans, âge à partir de laquelle l’école est obligatoire. Les jeunes de Sainte-Marie peuvent étudier sur l’île jusqu’au lycée, ensuite, pour l’Université, seules les familles les plus aisées pourront inscrire leur enfant dans une université de la grande terre. Car il faut savoir que pour un pauvre, il n’y a pas de place à l’Université, pas de possibilités de logement, pas de bourses, ni d’aide du gouvernement. La population, majoritairement catholique, vit du tourisme, de la pêche traditionnelle et des cultures de riz, maniocs, patates douces. Les cultures sont principalement destinées à la consommation personnelle et ensuite à la vente. Des ONG (Organisations Non Gouvernementales) sont aussi présentes sur l’île afin d’aider les plus démunis. Ces associations cultivent des potagers pour ensuite les revendre aux hôtels et aux villageois à moindre prix.
Depuis 2005, la quasi-totalité des enfants sont scolarisés dans 17 groupes scolaires.

Les rizières : les villageois vivent essentiellement de culture et de pêche.


Au niveau de l’alimentation en eau et en électricité, il faut savoir que l’île ne fonctionne qu’avec des groupes électrogènes. Au cœur de la ville, il y a une “centrale” qui fonctionne avec plusieurs gros groupes pour alimenter une petite partie des habitants et les hôtels, ces derniers disposant également de groupes de secours en cas de panne. Mais la majorité des habitants ne sont pas fournis en électricité. Pour ce qui est de l’eau, de nombreux puits, fontaines, petits lavoirs sont dispersés un peu partout sur l’île. Il n’y a que dans les hôtels que l’on peut trouver de l’eau, non potable, au robinet. La grande majorité des habitants vivent dans des paillotes sur pilotis, construites en bois de rafia, les sanitaires sont publics.

L’île dispose également d’un hôpital très peu équipé. « Dernièrement, nous avons eu droit à un électrocardiogramme en cadeau, mais nous manquons encore de beaucoup de moyens ». Les accouchements se font généralement de manière traditionnelle à domicile. Le manque d’hygiène explique donc le fort taux de mortalité infantile qui est comparable à celui de Madagascar.

Sur le plan politique, Sainte-Marie se place dans le camp de l’opposition. Selon le maire de l’île, « les gens de la grande terre ne nous aiment pas ». D’ailleurs, lors du dernier référendum, l’île avait voté massivement “non” à 74,6%. « Ici, nous sommes dégoûtés des manigances de l’Etat. Vous savez, les grandes villes touristiques comme Nosy Bé ou Tananarive reçoivent des subventions de l’Etat à hauteur de 1 milliard d’ariary. Nous, à Sainte-Marie, on n’a que 600.000 ariary. Vous vous rendez compte de la différence ! ? ». C’est pour cela également que la population se sent Sainte-marienne avant tout, mais pas Malgache.

Une île aux milles et une légende

« Ici, on respecte les traditions, les coutumes, le caractère sacré est très important pour les Saint-mariens. Nous avons des endroits sacrés qu’on appelle ici les “fady” ». A Sainte-Marie, le culte des ancêtres donne lieu à la cérémonie festive d’“Okatrarana”. Ce rite ancestral consiste en l’exhumation et la remise en terre des restes mortels d’une personne aimée de la famille. Ainsi, comme partout ailleurs à Madagascar, le cimetière est un lieu important et particulièrement sacré, un endroit “fady”. Tous les villages de Sainte-Marie sont dotés d’un lieu sacré, le “Tany masina”, où l’on effectue les rites, reconnaissables grâce à la présence d’un petit drapeau blanc.

Une autre légende raconte comment l’île Sainte-Marie a été à une époque sous la gouverne de la France. Betia, qui signifie Bien aimée en malgache, était la fille du roi Ratsimilaho, le fédérateur des royaumes de l’Est. Cette princesse reçu l’île Sainte-Marie en héritage au milieu du 18ème siècle. La légende raconte qu’elle épousa un Français, Louis-Onésime Filet dit “la Bigorne”, qui aurait été l’initiateur du rattachement de l’île Sainte-Marie à la France. Il se trouvait à bord d’un bateau qui viendra s’échouer à l’île Sainte-Marie. C’est en y soignant le naufragé que Betia en tomba amoureuse. La Bigorne aurait alors convaincu la princesse de céder Sainte-Marie à la France en jouant de cette passion... L’histoire atteste pourtant que Betia ne connaissait pas la Bigorne lorsqu’elle accepta de céder la souveraineté de l’île au roi de France par un acte officiel signé le 30 Juillet 1750.

Une légende rapporte qu’un pêcheur du nom de Borahigny, habitant la grande terre, fut emporté par une baleine avec sa pirogue qui chavira au large. Un grand poisson vint à la rescousse de l’homme en l’emportant sur son dos et le déposa sur une plage. L’animal ayant faim, il demanda à Borahigny de le nourrir, ce que fit l’homme en lui pêchant et ouvrant des bénitiers. Pour remercier Borahigny de ce repas, le poisson invita le pêcheur à creuser le sable à l’endroit où il se trouvait et une source d’eau douce en jaillit, près de l’actuel village d’Ankobahoba. Ils se quittèrent, et Borahigny fit connaissance de 3 grands-mères qui lui présentèrent leurs enfants et petits-enfants. Au fil des années, la descendance de Borahigny peupla l’île. C’est à cause de cette légende que les Saint-mariens ne chassent, ni ne mangent les baleines, elles revêtent pour eux un caractère sacré. C’est par elles justement que l’île attire les touristes et ainsi permet à de nombreux habitants de vivre du tourisme.

Sainte-Marie fut une base populaire pour les pirates au long cours du 17ème au 18ème siècles. L’île aux Forbans, située au cœur de la baie d’Ambodifotatra, la capitale de Sainte-Marie, verra séjourner des figures légendaires de la piraterie telles que John Avery, Christophe Condent, Thomas Tew, William Kidd et Olivier Le Vasseur. De nombreux vestiges de cette histoire subsistent à Sainte-Marie. Par exemple, dans la baie des Forbans gisent encore, à quelques mètres de fond, plusieurs dizaines d’authentiques vaisseaux pirates. Certains sites, comme le Cimetière des Pirates ou cimetière Saint-Pierre, sont chargés d’histoire. On y accède par le chemin Bayard, près de la digue Sud, il est situé face à l’îlot Madame (nom donné par Sylvain Roux en l’honneur de la fille du roi de France). Sur la droite se trouve la première église de Madagascar (1857), et plus loin, l’île aux Forbans. Aux alentours de 1700, l’île Sainte-Marie devint le port d’attache d’une vingtaine de vaisseaux et le lieu d’habitation d’un millier de forbans. Et on raconte que l’île aux Forbans est le lieu où se réunissaient les pirates. D’après les habitants, de nombreux trésors seraient cachés sur cette île bien gardée, mais pour l’heure, toutes les recherches sont restées vaines. Jusqu’ici, les historiens s’accordent à dire que le butin du pirate Tew était déjà évalué en 1697 à plus de 100.000 £ (livres) en or, pierres précieuses, ivoire et argent. Et depuis près de 280 ans, le trésor d’Olivier Le Vasseur, surnommé “La Buse”, bien connu aussi à La Réunion, estimé à plus de 5 milliards d’euros, demeure toujours caché malgré un mystérieux cryptogramme censé y mener.


L’île aux Forbans.


Portraits

• Madame Vavate, 71 ans

Madame Vavate et sa fille Béa.

« On voulait rester français »

Née en 1936 à Madagascar, Madame Vavate a passé une partie de son enfance, jusqu’en 1947, à Tamatave avec son père, militaire, et sa mère, propriétaire d’une exploitation à Sainte-Marie. Lorsque sa mère décède en 1947, son père l’envoie en France chez sa tante afin d’y avoir une meilleure éducation. « La sœur de ma mère avait juré à celle-ci de s’occuper de moi s’il lui arrivait un malheur. En juin 1947, j’ai donc pris le bateau, le voyage a duré 1 mois, pour arriver jusqu’au port de Marseille ». Madame Vavate a donc eu une éducation et une vie à la française. A l’âge de 18 ans, son père exige qu’elle revienne à Sainte-Marie. « Je ne voulais pas retourner là-bas. Vous savez, revenir à Sainte-Marie lorsque l’on a 18 ans, c’est pas gai ». Elle est donc revenue vivre sur la propriété de sa mère en haut d’une colline avec son père. Un an après son arrivée, elle rencontre son mari, Monsieur Vavate, militaire. Il décide donc de rester sur l’île de sa bien-aimée et ils eurent 10 enfants, 2 garçons et 8 filles. Monsieur Vavate adorait la plongée, et on peut dire que l’endroit s’y prêtait bien. « De bouches à oreilles, les touristes ont entendu parler de lui, d’un homme qui plongeait bien, alors ils venaient voir mon mari pour les emmener plonger. Et ce sont eux qui nous ont donné l’idée de faire un hôtel ». Aujourd’hui, Madame Vavate vit avec sa fille Béa et son gendre sur la propriété familiale. “Chez Vavate” est reconnu pour son café, thé, sa plantation de girofles. Béa et son mari gèrent l’hôtel composé de petits bungalows, et Madame Vavate, elle, s’occupe de la plantation de girofles. Madame Vavate nous raconte qu’à l’époque, au moment de l’indépendance, le “petit peuple” voulait rester français. « Mais il y a quelques personnalités de Sainte-Marie qui ont touché de l’argent pour qu’on ne reste pas français. Aujourd’hui, on aurait été une petite Réunion. Mais vous savez, dans l’ensemble, les Malgaches sont passifs, ils ne protestent pas ». Depuis 1954, Madame Vavate n’a pas revu la France, et appréhende donc son voyage cette année pour voir ses enfants. Elle fera également un petit détour par La Réunion où vivent 2 de ses enfants.

• Stanislas Inguivé, 23 ans

À travers le regard d’un jeune

L’île aux Nattes est une petite île située au Sud de Sainte-Marie, on peut y accéder en pirogue ou en bateau. C’est une île de 400 habitants environ entourée de plages de sable fin et d’un paisible lagon. Stan est guide touristique sur son île natale depuis qu’il a quitté l’école. Il a suivi une scolarité ordinaire à Tamatave. « J’ai étudié à Tamatave car mes parents avaient décidé de déménager. C’est mon parrain qui me payait les études et je suis allé jusqu’en 3ème, ensuite nous sommes retournés aux sources, sur l’île aux Nattes », explique Stan. Pour subvenir aux besoins de la famille, les parents de Stan cultivent le manioc et les patates douces. « Ici, la plupart des gens vivent du tourisme ou de la pêche. Et lorsqu’il n’y a pas de touristes, tout le monde se met à la pêche pour ensuite revendre les poissons aux hôtels ». Sur l’île aux Nattes, les pêcheurs utilisent des filets ou alors montent dans leur pirogue pour pêcher à la ligne. « Ici, une pirogue, ça coûte très cher car elles sont fabriquées à Madagascar. Souvent, celui qui a les moyens achète une pirogue à environ 1,9 million de francs malgaches et ensuite la loue aux autres pêcheurs pour 5.000 ariary ». Stan ne regrette pas d’être revenu sur l’île car selon lui, la vie y est plus facile. « Ici, on peut vivre sans argent, on peut pêcher, alors qu’à Mada, c’est très difficile de survivre. Il fait bon vivre ici. En moyenne, à l’île aux Nattes, un guide touche 200.000 ariary par mois, selon les périodes où il y a beaucoup de touristes ou pas. Un pêcheur, lui, gagne 2 fois plus que ça ». Pour se divertir, les jeunes de l’île aux Nattes se donnent rendez-vous tous les samedis en boîte à la “Case à Nono” sur l’île Sainte-Marie, lieu de rencontre entre les demoiselles et les jeunes hommes. Pour le moment, Stan espère que les touristes viendront de plus en plus chez lui, « comme ça, tout le monde aura du travail ». Comme beaucoup de jeunes, il souhaiterait voyager, découvrir d’autres horizons, rencontrer d’autres personnes, mais il ne se fait pas d’illusions. Pour lui, sa route est déjà tracée.

Propos recueillis par Sophie Périabe

Hélas ! festival des baleines de Sainte Marie

Sainte-Marie
La fête des baleines recherche la notoriété internationale

Le Festival des Baleines Zagnaharibe 2007 de Sainte-Marie vise la renommée internationale. Sa sixième édition se déroulera du 23 au 26 août prochains.
Les organisateurs estiment aujourd'hui que la manifestation s'apprête à aborder une dimension internationale.
“Le Zagnaharibe est désormais mûr pour passer à l'étape supérieure : celle du développement de sa notoriété internationale”, affirme Cynthia Mejanirina Randriamikatra, Executive Manager de l'agence de communication Progecom. Cette société se charge de la réalisation technique de l'évènement aux côtés de l'Association Febis composée de natifs de l'île.
Créé depuis six ans dans le but de promouvoir les richesses culturelles, touristiques et environnementales de Sainte-Marie, le Zagnaharibe provoque un dynamisme migratoire important à chaque édition. Les membres de l'association Febis sont d'ailleurs convaincus de provoquer des impacts positifs de l'évènement sur la vie de l'île.
“Les retombées économiques sont appréciables à l'aune des travaux d'aménagement publics, tels que celui de l'aéroport de Sainte-Marie ou les investissements privés sur l'île et dans la région”, avance l'un d'eux lors de la rÈunion d'organisation en juin sur place.
La présente édition s'encadre déjà dans une motivation bien affirmée. “Ce sera une manifestation culturelle et artistique accordant une place prépondérante aux valeurs traditionnelles, aux talents et aux couleurs locales”, souligne Anahyse Volatiana France, conseillée spéciale auprès de Progecom.
“Mais elles devront s'adapter aux impératifs légitimes d'une manifestation de promotion internationale de l'écotourisme local”, poursuit-elle. Un invité spécial inaugurera d'ailleurs son retour sur les devants de la scène avec l'édition 2007 de Zagnaharibe

Le Rova renaît de ces cendres




Ravagé par un incendie en 1995, le Rova ou ancien palais de la Reine est reconstruit depuis un an par le groupe français Colas, leader mondial de réalisation de routes, qui rénovent aussi les bâtiments. Le Rova est l’un des chantiers les plus importants pour la Grande île. Le palais reste le symbole de l’identité malgache et de la résistance à la colonisation. La pose des pierres a déjà commencé.
Les travaux ont débuté il y a un an. Le Président malgache Marc Ravalomanana les avaient évalués à dix mois. La rénovation n’est toujours pas terminée tant le chantier est immense. Frédéric Roussel, Directeur Général de Colas à Madagascar, estime que les travaux ne prendront fin qu’en 2009. Une centaine d’ouvriers vont reconstituer le palais de la Reine qui a été détruit en 1995 par les flammes. « L’intérieur en béton sera habillé de bois pour recréer l’ambiance du palais. Nous sommes actuellement dans la phase de repose de pierres, après avoir stabilisé ce qui était instable et solidifié les fondations », explique Frédéric Roussel. 10.000 pierres ont été démontées, classées, et près de 14.000 ont été retaillées dans des matériaux qui se rapprochent le plus des pierres d’origine.
En 2002, Marc Ravalomanana avait décidé de restaurer cet édifice pour redonner au pays sa grandeur. Il avait fait appel à la collecte de dons auprès des citoyens, les donateurs internationaux ont également participé ainsi que l’Unesco.
Le Rova avait été construit en 1839 par le Français Jean Laborde pour la reine Ranavalona I. Au départ en bois, le Rova a été habillé d’une structure en pierres, par le missionnaire et architecte écossais James Cameron en 1867, à la demande de Ranavalona II.

Un timbre à l'effigie du festival des baleines

Une consécration pour le festival des baleines de l'ïle de Sainte Marie ou Zagnaharibe. L'estampage officiel du timbre à l'effigie du Zagnaharibe s'est effectué, hier, à La Résidence d'Ankerana lors du point de presse organisé par les organisateurs du festival. Le timbre de 1 100 ariary sera mis sur le marché à partir d'aujourd'hui.
Selon les explications des organisateurs, cet estampage confirme la notoriété de l'évènement tant sur le plan social qu'économique.
La sixième édition du Zagnaharibe se déroulera du 23 au 26 août. Cette édition 2007 sera également marquée par le retour de l'une des grosses pointures de la musique malgache, Mily Clément.
L'artiste a d'ailleurs composé une chanson qui accompagnera le festival. Zagnaharibe 2007 sera également une édition qui devra prouver le professionnalisme de l'organisation de Progecom genius events et de l'association Febis.

Doda Andrianantenaina
Pour L'Express de Madagascar
03/08/2007

Sainte-Marie : Une baleine retrouvée morte

La population saint-marienne est en fête depuis la découverte le 28 juillet d'une baleine morte sur la plage d'Anivorano.

Grande effervescence populaire à Sainte-Marie. Après la découverte d'une otarie la semaine dernière, une baleine à bosse morte s'est encore échouée à Anivorano le 28 juillet.
L'association Megaptera est venue à la rescousse, après avoir été alertée par la population pour constater de visu la situation.
Mais l'échouage de cette baleine sur la place a créé une liesse populaire pour les Saint-mariens. La tradition locale y apporte plus d'attention sur la mort d'un tel cétacé. Le cadavre de la baleine est pris en charge par les villageois qui appliquent le rite habituel pour le dépeçage du corps.






Don divin
Ils ont récolté tout ce qui est utilisable et consommable. Les femmes entonnent des chants. Des cris de joie et des rires accompagnent les plongeurs pendant la distribution de la viande de la baleine à bosse.
La graisse leur sert à la fabrication d'onguents, des cataplasmes pour soigner les infections mais également pour préparer des plats.
L'association Megaptera se charge surtout de la préservation du squelette de cette baleine à bosse. Une partie des ossements d'une baleine à bosse échouée en 2005 a pu être préservée au centre culturel de la Reine Betty à l'îlot Madame.
Selon les écovolontaires de l'association, de nombreuses causes engendrent les échouages d'une baleine, dont la maladie, la vieillesse, l'épuisement et la prédation. Mais ces échouages peuvent aussi être causés par l'homme, suite à la collision avec un navire, l'exploration pétrolière, le sonar, les polluants, le dégazage et les filets des pêcheurs.
Selon les volontaires de Mégaptera, Sainte-Marie voit chaque année une baleine à bosse qui s'y échoue. Mais les Saint-mariens prennent cet incident comme un don divin et respectent ce mammifère géant.

Fanja Saholiarisoa
Date : 02-08-2007